lundi 4 mai 2009

[Interview] Ytor, rogue

Voici une interview réalisée dans le cadre de ma mission de service public, pour les plots rogues.

Nicorobin : Salut à toi Ytor, kikoo rogue ninja pas de la voile sanglante.
Ytor : Salut à toi Nico sale druide ninja de stuff de rogue.

Rogue qui /clap

N : Le monde entier le sait, mais je préfère le rappeler : tu as stoppé wow au level 70 et demi avec ce perso, après avoir monté un DK légendaire 80. Pourquoi ?
Y : La puissance mon petit, la puissance... En fait, mon rogue ne me satisfaisait plus, il me fallait quelque chose de plus dur et surtout de plus gros, une deux mains quoi. Le cuir c’était fini pour moi, il me fallait de la plaque pour ressentir du plaisir ! Et mon choix c’est forcément porté sur le DK, d’abord parce que j’avais la flemme de monter 55 niveaux supplémentaires, mais aussi parce que soloter une partie de MC sans être un pala était un avantage énorme.


N : La légende veut qu’ytor soit un ancien plot de pvp qu’y n’arrivait pas à tuer un paladin en 1v1, confirmes tu ? Qu’as-tu contre le PVE ?
Y : C’est pas tout à fait faux : Ytor avait une facheuse tendance à l’échec sur les paladins et les guerriers. En tant que spécialiste des dagues, taper sur de la plaque c’est dur… Alors de la plaque qui se heal ça devenait impossible. Ytor avait aussi une capacité sans égale à se faire kiter autour d’un poteau pendant 5 minutes. Question PVE, Ytor n’était pas particulièrement assidu, bien que performant. J’étais un plot de type « Vient jamais en raid pour cause de gonzesse ». Toutefois le peu de fois où j’ai réussi à venir, après qu’on ait critiqué ma spé même-pas-combat-comment-tu-suxxe-trop et quelques belles morts de plot (Ah le grand méchant loup de Kara, quand tu nous tiens), j’atteignais une forme ultime du kikoolol-premier-au-kiki-avec-stuff-de-la-chouette. C’était là aussi la raison principale de la passion d’Ytor pour le PvP : LE STUFF !

N : Quelques exemples de plot attitude que tu as pu rencontrer dans ta vie de GaM3rZ ?
Y : Comme je l’ai déjà dit, j’étais parfait dans le rôle du plot qui ne vient jamais (dit « plot légendaire »). J’ai connu aussi le plot de donjon qui arrivait à mourir à chaque fois sur le même combat 8 fois de suite de la même manière… Mes deux découvertes récentes resteront le druide heal full S2 au level 80 qui ne tient pas un pack de trash, et le rogue spé 0/0/71 à 400 dps au level 80. Mais mon type préféré de plot reste le tank plot-attitude, bien qu’il devienne rare puisqu’il est généralement le premier à être viré, mais la capacité de certains tank à rendre les fights les plus simples complètement aléatoire me dépasse parfois complètement et rend certains fights innoubliables. Enfin hommage à tous les plots de défis, ceux qui attaquent un fight en sachant que l’échec les attends, juste pour le fun. Aussi petit revival sur mon plus grand moment de plot : Mandokir de ZG avec bug exploit, 5 minutes à tirer au fusil pour 70 dps de moyenne.

L'esprit rogue, le look rogue pré BC

N : Parles nous un peu de la vision que tu as de ta classe, le kikoo rogue. Est-ce une classe à plot ? Y’a-t-il une spé plot spécifique rogue ?
Y : Le rogue est une classe qui a bien évoluée : premièrement le rogue pré-BC, possédant le plus beau set du jeu ever, le T2, était considéré comme un dieu vivant, il s’endormait en pensant à Thunderfury et aux argument lui permettant de ninja les drops légendaires aux MT. C’était aussi un farouche pvpiste, spécialisé dans le stunlock de 40s (sisi : coup bas, suriner, aiguillon perfide, suriner, cecité, vanish, coup bas, suriner, aiguillon perfide, suriner, préparation, cécité, vanish, coup bas, suriner, aiguillon perfide, suriner. Sans aucune diminution du temps de stun), complètement roi du 1v1 sauf avec les démo, et complètement sourd à tout ce qui pouvait se passer en BG hormis ses petites VH. Les plots rogues étaient alors ceux spécialisé assassinats qui cherchaient désespérément un groupe pour UBRS et ce bon vieux Drakki. BC est alors venue changer les règles, le kikoo rogue devenant encore plus puissant et surtout pouvant… SE TELEPORTER ! Ah quel bonheur ce pas de l’ombre… Le plot rogue se reconnaissait alors très facilement : incapable de survivre à Aran où au grand méchant loup, il s’orientait sur une spé combat « coûte que coûte », où sur une spé estro (mais là il était vraiment mauvais), et découvrait que débiter était une technique qu’il pouvait utiliser pour autre chose que couper des carottes.

N : Que faire pour être un bon rogue plot ? On sait tous que pendant BC, le PvE était très ami avec les cac, qu’en dis tu, comment trouves tu que cela a évolué ?
Y : Pour être un bon plot rogue, il faut :
se spécialiser sans conditions : 71/0/0, 0/71/0 ou 0/0/71, les spé hybrides étant à éviter (sauf la 23/23/23 bien sur) pour ne pas rentrer dans une logique d’optimisation.
avoir un placement optimal face aux ennemis (pas dans le dos hein on est pas des traîtres), et ne bouger qu’en cas d’absolue nécessité (10% de vie restants au plus). Il faut savoir qu’en étant face à l’ennemi celui-ci peut vous parer, ce qui accélère sa vitesse frappe et peut lui faire one shot un bon MT. C’est le secret de la longévité d’un plot rogue : savoir refiler la responsabilité du wipe.
Ne jamais stopper son dps. Les strats sont faites pour être lues, pas plus.
L’arme ultime du plot rogue restera tout de même de prétexter être « RP » pour expliquer son ninja de certaines pièces aux MT.

N : Quelle est selon toi la rencontre dans WoTLK ou un plot peut le plus facilement se mettre en évidence ? Et celle ou tu as toi-même été un gros plot peut être ?
Y : Comme je l’ai dit plus haut mon plus bel exemple de plotitude était Mandokir pré-BC, mais selon moi depuis on a fait mieux. Je pense que le meilleur combat WoTLK pour travailler sa méthode « plot » reste Eregos (dernier boss occulus) ou Malygos. Pour ça il ne faut surtout pas lire les techniques de combat des dragons, et encore moins les comprendre.

N : La classe à plot par excellence pour toi ? et la race ?
Y : Le rogue est une belle classe plot, mais trop exposée car le DPS est malheureusement indispensable pour rester dans le roster d’une bonne guilde et ainsi toucher du phat loot. Tout rogue peut quand même se rabattre sur sa longévité minable pour expliquer ses performances moyennes. Mes plus belles expériences régulières plots resteront les chasseurs et, dans une moindre mesure, les cham’ elem’ (ceux qui envoient une bolt toutes les 10 secondes, maximum). Le chasseur a un tel potentiel plot entre des feign death ratés, des pièges mal mis, des détournements ratés, des cycles de dps pourrave, un pet qui peut taunter, qui se place jamais au bon endroit, des ninjas sur les armes 2 mains des wars juste « parce que c’est bôôôô » et même les farmers chinois qui en avait leur classe de prédilection ... NERF quoi ! Pas d’avis sur les races si ce n’est que les elfes de sang sont gays.

N : Cette question est une question générique à laquelle tu peux répondre ce que tu veux. Alors ?
Y : Au contraire, je répondrai que c’est inacceptable qu’aujourd’hui encore, dans un contexte de mutualisation des ressources allant vers une globalisation des marchés économiques, le rogue n’ait pas une technique lui permettant de forcer le dé à 100 sur un jet de cupidité/besoin.

N : Merci de tes réponses ! Pour finir, un petit /taunt gratos ?
Y : Spéciale dédicace à tous les anciens esprits du lointain, ténacité et OMT qui ne m’ont jamais vu en raid. Les autres vous pouvez tous crever, surtout les gnomes.

N : Merci de ta participation, de ton aide, et de ton pgm style :

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